CONFERENCE  DE PRESSE INTERNATIONALE
du 12 novembre 1998 à Paris
Extraits (langage parlé)



 Me Antoine BERAUD :

Le rôle des avocats aujourd'hui ... c'est de présenter l'ambiance dans laquelle se passe la défense du Mandarom ...
Et je dois dire que depuis 7-8 ans, le témoignage que je donnerai sur la défense du Mandarom, c'est que c'est très difficile...
 

Cas du permis de leur Temple :

ils déposent un permis de construire. Le permis est accordé, ... il est accordé par l'Etat français, il ne pose aucun problème.
Puis, .. hors délai légal, on va accepter que les détracteurs attaquent le permis. Les juges vont se déplacer, le Tribunal administratif va le juger valable, et en Appel, sur les éléments nouveaux qui ne sont discutés par personne et surtout pas par nous, on va annuler le permis ... on va occulter le droit au permis de construire et on va juger au plan médiatique, on va juger au plan émotionnel et on ne va pas reconnaître le droit au Mandarom d'avoir un lieu de culte.
 

Cas de la procédure qui a porté atteinte à la dignité, à l'honneur de leur Guide.

Cet homme va être accusé neuf ans, onze mois et quinze jours après le fait qu'il aurait commis, de fait de viol ou de fait d'attentat à la pudeur. C'est-à-dire quinze jours avant la prescription. Si vous êtes impartial, vous allez me dire quand on est victime d'un attentat à la pudeur ou d'un viol, il vaut mieux éviter d'attendre I0 ans. Donc si on l'a libéré, c'est qu'il n'était pas coupable. Mais on a porté atteinte à sa dignité et à son honneur puisque pendant une dizaine de jours on l'a incarcéré. Quand on vient l'arrêter, Il est seul à être accusé de viol, mais on en arrête 18  ..
 

Prenons le cas de la statue :

ce cas est flagrant : vous avez une association qui demande un permis de construire, qui est signé par l'Etat français, et par la direction départementale de l'équipement ; vous avez un permis qui est en bonne et due forme ; ce permis va être perdu, heureusement ...
On va plaider ... en disant.. on a un original..; le Parquet ne l'a pas, le tribunal ne l'a pas, la partie civile ne l'a pas, la Mairie ne l'a pas, personne ne l'a et le temps qu'on débrouille l'origine de cet original, on condamne à la destruction. C'est certain qu'à  la Cour d'Appel ça ne passera pas ..
au Tribunal de Digne, sous la passion... sous la pression des détracteurs, on arrive à tout faire, tout et n'importe quoi ...
 

Je terminerai par le problème fiscal :

On leur dit ; vous êtes une association loi 1901, vous avez le droit de recevoir des  dons. Comme toutes les associations ont le droit de recevoir des dons.  Comme tous les mouvements religieux ont le droit de recevoir des dons.

Et quand on donne au Mandarom, alors même que le don que vous accordez a été soumis sur votre impôt, sur votre revenu ....
quand vous donnez au Mandarom, il faut le savoir, c'est 60% de droits  et 80% de pénalités, soit 140% de la somme...

Ce que je dirais, en qualité d'avocat, c'est que ça devient très difficile parce qu'on a l'impression que le débat est vicié dès le départ. Quand il s'agit du Mandarom, il ne s'agit plus des mêmes textes, il ne s'agit plus des mêmes Codes ; il ne s'agit plus de l'esprit des lois qu'on nous a toujours reconnu.
...  sur mes conseils et sur les conseils de Maître Pezet, on leur a demandé d'essayer de chercher ailleurs un support, pourquoi ? Parce que si on reste Franco-français, à brève échéance, on n'aura plus le loisir de les défendre. ... les associations dont je vous parlais tout à l'heure pourraient avoir leur peau ...on sait même que le Garde des Sceaux est en train de dire que ce n'est plus l'Etat français qui va poursuivre, contre les sectes, ce sont les associations qui auront le pouvoir de le faire.
C'est-à-dire qu'on aura en face de nous des juges et des parties, nos détracteurs et ça sera un débat hors société ... on va laisser le  lobby  des anti-sectaires se développer pour avoir la peau des mouvements religieux ou des sectes.

Le seul principe qui m'anime, il est très simple : quand on commet une infraction, on mérite une sanction, mais quand on pense uniquement différemment, et qu'il n'y a pas matière à relever une infraction, laissons-les penser différemment, ça ne gène personne et surtout pas nous.

C'est sur cet enchaînement que je vais laisser la parole à Michel Pezet parce que c'est le tremplin pour la liberté d'expression ; c'est le sujet qui va être développé.
 
 




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