Europe 2 - 30 juin 1995
interview de R.Ferrato par S.Turillon,
avec Me Béraud

attention, français parlé.

 

 
R.F Euh, par contre au niveau de l'accusation grave que fait Maître Béraud en disant que je fais des pressions alors qu'il faut savoir que le 11 décembre 1994, notre association et de nombreuses associations, des partis politiques ont fait une grande marche sur la Mandarom, rappelez vous c'était le 11 décembre.
S.T oui, oui tout à fait
R.F. C'était un dimanche, à la suite de cette marche qui a été répercutée par tous les médias nationaux et même qu-delà, c'était un soir toutes les télévisions ont fait voir des images donc de nos interventions contre cette secte là. Trois jours après, j'ai reçu un coup de téléphone d'une certaine Nathalie, Nathalie Roncaglia, qui est la soeur de Florence, qui m'a dit M. Ferrato : "voilà, j'ai eu vos coordonnées par l'ADFI, l'association de défense des familles contre les sectes à Paris, qui m'a donné vos coordonnées. Je voudrais intervenir. Ca fait des années que ma soeur et moi-même voulions parler sur cette affaire là qui nous a beaucoup touchées et je vous expliquerai plus tard ce que nous avons vécu, notamment ma soeur. Que dois je faire ?"
Alors par un hasard extraordinaire, la brigade de recherche sur Toulon qui enquêtait sur l'affaire, effectivement qui enquêtait avec le procureur M.Lévy enquêtait sur une plainte d'une femme qui était au Mandarom.
J'irais pas à dire ce qu'il en est, j'en sais rien, et donc les gendarmes m'avaient demandé si il y avait des témoins qui pouvaient s'associer à cette plainte, et c'est là que j'ai dit à Mme Nathalie Roncaglia qu'elle pouvait aller à la brigade de recherche de Toulon déposer, ce qu'elle souhaitait déposer. Il n'y a jamais eu pression sur Nathalie Roncaglia ou sur Florence Roncaglia, c'est une affirmation de Maître Béraud, bon euh, je répète pas , Maître Béraud, il fait ce qu'il veut. Mais un jour la justice décidera.
Me B.

Oui, mais là, c'est tant mieux que vous me laissiez la possibilité de répondre à mon intermocuteur, je rétablis certaines vérités, par contre il y a une vérité qui est, à la limite, nous on veut du bien à M.Ferrato ces jours ci, je vais vous dire pourquoi :
A la limite, le Mandarom va peut-être lui faire un stèle au centre de ces lieux, pourquoi ?
Parce que le juge a pris sa décision quand il a été persuadé par l'audition de TOUTES les victimes qu'elles avaient été contactées par M.Ferrato, TOUTES les victimes disent : "on a été révélées comme victimes par M.Ferrato en quelques sortes et en substance, c'est à dire, que ces victimes n'étaient pas victimes dans leur tête, on est allé leur tirer la manche en leur disant :"vous êtes victimes, il faut donner une suite pénale".
A parti du moment où le juge d'instruction a pris conscience de ce que les victimes avaient été contactées par des écologistes de salon qui mènent un autre combat, il a pris la décision, je trouve que c'est très courageux. Donc à la limite, merci à M.Ferrato d'avoir contacté les victimes, d'avoir monté ce statagème parce qu'aujourd'hui ça se retourne contre vous et ça nous rend service, parce que c'est à mon avis l'élément fondamental qui a permis au juge d'instruction de procéder à la mise en liberté de M.Bourdin aujourd'hui.

Voyez vous il y a quand même des notions de droit qui sont incontournables. Une victime qui attend neuf ans et 11 mois passés pour aller porter plainte à un mois de la prescription et, qu'on sait qu'elle va être démarchée par M.Ferrato, dont la soeur va être démarchée par M.Ferrato, dont une dame qui s'appelle Legallic va être démarchée par M.Ferrato, dont une dame qui s'appelle Laroche va être démarchée par M.Ferrato, dont un autre dame qui s'appelle Francine Grad va être démarchée par M.Ferrato. Tout ça, ça fait beaucoup, on a l'impression d'un COMPLOT JUDICIAIRE.

Qu'est ce qu'on fait ?
Eh bien, on met en liberté, vous comprenez, bon je ne vais pas m'alourdir sur les élèments incontournables du dossier.

R.F.

Je connais bien Maître Béraud, cet avocat de pacotille, il a perdu tous ses procès jusqu'à présent, il dit n'importe quoi, il y a jamais eu pression sur les victimes. Il veut monter un complot, enfin c'est son affaire bon.

Vous savez quand on touche le fond, quand le dossier de fond est blindé, on regarde la forme si il y a des erreurs, c'est comme ça qu'on peut récapituler un dossier. Mais je veux dire aujourd'hui et publiquement qu'à aucun moment y'a eu pression, y'a simplement eu témoignages. Un faux témoignage d'une personne que je ne citerai pas ici, euh qui va être rétabli dans les jours à venir puisque l'avocat mis en question et moi-même allons témoigner devant le juge, sur convocation du juge, après Maître Béraud verra ce qu'il y a dedans, mais à aucun moment y'a eu pression, y'a simplement eu, en tant qu'homme Maître Béraud, et je crois qu'en tant qu'homme vous devriez revoir la situation, je dis pas en tant qu'avocat, je dis en tant qu'homme, y'a simplement eu intervention de plusieurs personnes dont j'en fais partie, y compris l'ADFI, pour expliquer à ces anciennes adeptes tout ce qu'elles ont pu vivre dans cette affaire scandaleuse, qu'elles avaient le droit et qu'il fallait un jour qu'elles témoignent.

Si vous avez regardé une émission sur ARTE, vous auriez pu voir les plus hauts responsables de de euh, si vous voulez du gouvernement, ministère de l'intérieur, ministère du culte, ministère de la justice demander fortement aux victimes des sectes en général de venir témoigner, de venir déposer plainte. C'est notre voie à nous militants, en tant que militants associatifs d'expliquer à ces femmes là leurs droits pour que justement ça n'arrive plus.

Me B.

Je vais vous dire une chose : on préfêre, au plan des principes une victime qui tape à une porte de gendarmerie et qui dise "voilà, j'ai été victime d'un viol, j'aimerais que vous m'entendiez" plutôt qu'une victime que Ferrato va inviter à déjeuner, qu'il va la convaincrede ce qu'elle est victime neuf ans et onze mois après, en lui disant :"vous savez madame, vous avez été victime d'un viol, il faut en prendre conscience"; et la victimebras-dessus, bras-dessous, avec M.Ferrato se rend à l'ADFI, se rend à la gendarmerie, chez le juge d'instruction.

Mais on a tellement commis de maladresses, par exemple, on ne se rend pas compte après, à trop vouloir construire on ne se rend plus compte. On va prendre les mêmes avocats qui combattent le permis de construire, qui ne sont pas des spécialistes en matière pénale.

On va commettre toutes les maladresses, on va prendre les mêmes avocats qui nous font le procès pour obtenir l'interdiction de construire le Temple. Cétait plus simple de faire un autre stratagème, un autre montage ça nous aurait peut-être permis d'entretenir le trouble, alors que là, tout est clair : quand à M.Ferrato qui va démarcher 5 victimes avec son avocat bras-dessus, bras-dessous qui est un spécialiste en matière d'urbanisme et qui va venir dans le cabinet du juge d'instruction pour accompagner ces parties civiles déclarées, le stratagème est trop gros !