LA LETTRE DE L'INRS n°15
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METAPHISIQUE : Gilbert Bourdin, alias Hamsah Manarah, accusé de viol par une femme de 28 ans qui se déclare se rappeler d'un viol subi à l'âge de 14 ans a été brièvement emprisonné en juin 1995. Libéré, il reste sous requête. Commentaire : Le fondateur du Mandarom, près de Castellane dans les Alpes de Haute Provence, et de la religion Aumiste en France a fait l'objet d'une descente très musclée de la gendarmerie et de la police le 12 juin 1995 à 6H30 du matin par des unités en tenue militaire fusil mitrailleur au poing, pistolets, matraques, ceintures de munitions, certains en tenue de commando avec cagoule brassard... sous le regard de TF1 dûment invité à cette mise en scène. La question légitime qui heurte nos esprits civilisés et habitués à des procédés plus légitimes de l'administration est la suivant : ou le Fondateur de la Religion Aumiste est innocent des crimes dont la victime l'accable ou bien il y a de fortes présomptions de culpabilité avec un faisceau indicible de preuves non récusables ? Dans un cas comme dans l'autre, un juge délivre un mandat d'amener ou une citation à comparaître. Mais cette opération médiatisée d'une centaine de gendarmes et policiers cagoulés fusils mitrailleurs au poing comme dans les films américains nous incite à l'inquiétude car bien que n'ayant pas vu le dossier de la police, et n'ayant pas d'éléments sur ce qui aurait pu se passer à l'intérieur du Mandarom entre le Fondateur et ses disciples, nous sommes attérés quand nous apprenons que les autorités locales mentionnent ouvertement dans la presse que leur but est "de mettre fin à l'expérience de la religion Aumiste". Je constate qu'il suffit d'entendre une jeune femme dire à la police il y a 15 ans, un tel m'a violé, pour que comme par hasard le "un tel" en litige avec l'administration pour une autorisation de construction de monuments religieux se voit incarcéré du jour au lendemain avec une médiatisation couvrant une opération de commando digne d'un bon thriller américain. Pourquoi avoir attendu 15 ans pour dénoncer un crime horrible (viol d'un enfant mineur) si cela était vrai ? Si tel est le cas, pourquoi n'y auriat-il qu'un seul cas qui par enchantement réapparaît opportunément 15 ans après. De tel procédés qui ont vu le jour aux USA doivent être pris très au sérieux comme symptome de ce qu'il est convenu d'appeler de la "désinformation". Cela devient une mode de "fabriquer" des allégations d'abus sexuels de personnes se souvenant subitement ou décidant d'exposer les faits aprèstant d'années, lesquelles allégations sont utilisées contre des leaders spirituels ou hiérarques religieux respectés (y compris de nombreux cardinaux catholiques romains) et il est aujourd'hui largement reconnu que dans la plupart des cas ces personnes sont soit de véritables menteuses, soit des individus dérangés souffrant d'un faux syndrome de mémoire. Dans un récent livre, on accusait notre Seigneur Jésus Christ d'avoir entretenu des relations sexuelles avec St Jean l'Evangéliste puis avec d'autres Apôtres. Attention, nous sommes à l'époque de faux prophète mais aussi et hélas de la confusion mentale. On peut être bizarre ou différent des autres sans être un dangereux psychopathe. Mais quand on dérange l'ordre social établi on peut tomber sous le coup de fallacieuses allégations qui en ces temps de psychoses sur les sectes ressemblent furieusement au célèbre adage "Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose". Notre réponse à tout ce tumulte est encore l'enseignement du Christ "on reconnaît l'arbre à ses fruits". Souhaitons que la Justice reste encore un sanctuaire préservé où la liberté de conscience et de croyance ne soit pas un délit et soyons vigilant pour que nous méritions d'être guidés sur le plan spirituel par des personnes dignes de notre confiance. |